Le quartier de Fontbarlettes, à Valence-le-Haut, issu d’un projet inachevé de ville nouvelle des années 1960, souffre d’une image stigmatisée. Face à ce constat, les commanditaires ont souhaité redonner la parole aux habitants, explorer leur appropriation de l’espace et leur perception du « dehors », pour offrir une lecture renouvelée du quartier.
La commande s’inscrit dans une volonté de dépasser les clichés sur Fontbarlettes, en impliquant les habitants dans une démarche artistique et participative. L’enjeu est de révéler les dynamiques locales, les mémoires et les aspirations, tout en interrogeant les frontières entre centre et périphérie.
Les attentes des commanditaires portaient sur l’écoute des habitants et la valorisation de leur parole, pour comprendre leur vécu et leur vision du quartier, la création d’une œuvre documentaire qui restitue cette réalité complexe, au-delà des préjugés et une approche participative, associant les habitants à toutes les étapes du projet, pour une représentation fidèle et partagée.
Alejandra Riera a mené une enquête immersive, multipliant les échanges, projections et actions communes avec les habitants. Elle en a tiré un film-document et une publication, conçus comme deux œuvres autonomes mais complémentaires. Le film mêle archives, images-textes et mises en scène, dépassant le cadre traditionnel pour intégrer les discontinuités historiques et affectives. La publication reprend les supports d’échange avec les habitants, enrichis de notes, planches-images et légendes, offrant un second niveau de réflexion. Ensemble, ces œuvres révèlent les passages invisibles entre centre et périphérie, restituant la complexité et la vitalité du quartier. Un projet où l’art devient le vecteur d’une parole collective et d’une mémoire partagée.
Médiation–production : Valérie Cudel / à demeure, en partenariat avec Imagine / Issy-les-Moulineaux
et art3 / Valence





