Les commanditaires de l’Opéra de Rennes, du Musée de la Danse et de la Maison Internationale de Rennes

  • CommanditairesLes membres du conseil d’administration de l'association Travesía et les personnes associées : Fatima Rojas, présidente ; Chantal Bideau, directrice - commissaire indépendante ; Marie Léonie, membre de l’association Angola Congo Bretagne faisant partie du collectif de l’appel des femmes du Congo ; Anne, Sociologue, membre du collectif de recherche et d’intervention Topic ; Catherine, rédactrice et correctrice, adhérente de l’association Travesías
  • Artistes/CréateuricesPascale Houbin
  • ŒuvreLe Geste exilé
  • Structure médiatriceEternal Network
  • Médiatrice/MédiateurAnastassia Makridou-Bretonneau et Éric Foucault
  • Contexte·sCommémoration/Mémoire, Égalité, diversité, inclusion, Social
  • Discipline·sDanse/Chorégraphie
  • Dates2011-2014
  • LieuOpéra de Rennes, Musée de la Danse, MIR (Maison Internationale de Rennes)
  • AdresseRennes, Ille-et-Vilaine, France
  • RégionBretagne
  • PartenairesFondation de France, Fondation Daniel et Nina Carasso, Ville de Rennes, Eternal Network

En 2011, des membres de l’association Travesías passent commande d’une œuvre d’art autour de la question de la transmission des cultures et des savoirs acquis des grands-mères à leurs petits-enfants.

Travesías a pour but d’établir, à partir de la Bretagne, un réseau d’accueil international de création et d’échanges pour les artistes, les théoriciennes, théoriciens, écrivaines et les écrivains. Ayant tissé petit à petit un réseau de femmes immigrées de longue date en Bretagne, l’association travaille depuis 2010 sur les récits de quelques-unes d’entre elles. Certaines d’entre elles ayant immigré en Bretagne dans les années 1960-1980 pour suivre leur mari, pour échapper à la répression politique ou par choix personnel, elles sont aujourd’hui grands-mères, coupées de leurs racines pour beaucoup d’entre elles. Que peuvent-elles transmettre à leurs petits-enfants comme souvenirs de leur propre enfance ? Leur situation fait également écho à ce qui s’est passé en Bretagne : la rupture avec la langue qui a empêché des grands-parents bretonnants de communiquer avec leurs petits-enfants.

Eternal Network leur a proposé de travailler avec la chorégraphe Pascale Houbin qui, depuis une vingtaine d’années, a mis la langue des signes au cœur de sa démarche. Devant la potentielle barrière de la langue entre les aînées et les petits, Pascale Houbin a proposé de réaliser un film sur la transmission des gestes, vecteurs de cultures, de traditions, de savoir‐faire, mais aussi tout simplement d’actions quotidiennes.

Deux paires de mains se frottent l'une contre l'autre. Elles semblent communiquer entre elles.
Détail de la chorégraphie signée ©Pascale Houbin
Une femme se tient entre deux jeunes filles. Elles dansent tout en signant avec leurs mains.
Deux jeunes filles et une femme dansant et signant ©droits réservés
Trois personnes en cercle positionnent leurs mains face à elles. Leurs mains sont en mouvement.
Détail de la chorégraphie ©droits réservés
Deux femmes semblent joyeuses. Elles sourient.
Deux performeuses souriantes ©droits réservés
Trois femmes assissent en cercle sur le sol. Leurs mains sont positionnées au centre de ce cercle. Derrière, sur un escabeau, un homme filme le mouvement de leurs mains.
Captation vidéo de la chorégraphie de Pascale Houbin ©droits réservés