Comment créer de nouveaux usages de l’espace public ? Un groupe de décideurs et décideuses, gestionnaires du quartier ainsi que d’habitants et habitantes passent commande d’une œuvre afin de questionner l’appropriation de l’espace public par ses usagers et usagères.
Dans le cadre de la rénovation urbaine de la ville de Lormont, le quartier du Bois fleuri fait partie des sites retenus par l’ANRU (l’Agence Nationale de la Rénovation Urbaine). En 2011, la démolition de deux tours permet une restructuration totale du quartier et notamment la création d’une nouvelle rue, la rue des Arts. Dans le projet d’aménagement de cette rue, une place a été réservée pour l’installation d’une œuvre d’art « à valeur d’usage ».
Les commanditaires soulignent le besoin de création et souhaitent un regard artistique qui interroge l’avenir. Ils et elles veulent une œuvre qui marque un nouveau temps pour ce quartier, une œuvre « de fondation ». Cette œuvre devra susciter le questionnement et le débat de manière ludique et joyeuse, provoquer une expérience, faire en sorte que les spectateurs et spectatrices deviennent acteurs et actrices et activent l’œuvre, quotidiennement ou sous la forme d’un rituel.
À partir du cahier des charges des commanditaire, Alain Bublex propose une œuvre prenant la forme d’une sculpture composée de volumes géométriques simples. Pensés pour être utilisables à la manière de meubles ou d’éléments de mobiliers urbains, les volumes sont une proposition à être investis physiquement par les habitants et habitantes ainsi que par les passants et passantes.
La sculpture définit ainsi un espace abstrait où il est possible de prendre place. Un endroit où être, où prendre position. Tournée vers la rue, elle ouvre d’un même mouvement la possibilité d’être considérée comme une scène, un lieu d’expression publique.
Toutefois, cette commande est restée en phase d’étude. La réflexion autour de l’aménagement urbain n’était pas suffisamment abouti pour qu’une œuvre d’art puisse s’y implanter.




